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LE NUMÉRO VERT


Le territoire > 86 - Estuaire du Blavet en aval du pont du Bonhomme

Localisation


Communes de KERVIGNAC, LANESTER et LOCMIQUELIC

Présentation


Immédiatement au sud du pont du Bonhomme, le Blavet passe à travers une zone de micaschistes et de sédiments quaternaires offrant à l’érosion une résistance bien moindre que le granite rencontré en amont. La vallée y prend soudainement de l’ampleur pour atteindre une largeur d’un kilomètre ou plus . Tandis que le chenal s’approche du rivage escarpé de Lanester, de grandes vasières s’étendent le long de la commune de Kervignac sur une largeur de 700 m et une superficie de 145 ha, jusqu’à la pointe schisteuse de Sterville qui forme un saillant au milieu de terrains sédimentaires friables.

Ce littoral présente des particularités géologiques qui ont fait l’objet de plusieurs études. Les transgressions marines du quaternaire ont en effet provoqué l’accumulation dans ce secteur des dépôts sédimentaires constitués de sables, de galets et d’argiles, ces dernières ayant d’ailleurs été exploitées par une petite briqueterie. Ces dépôts apparaissent en falaises dépassant localement 10 mètres de haut, qui continuent de reculer sous l’effet de l’érosion marine à marée haute et par fort vent d’ouest.

L’élément le plus intéressant de la végétation de l’estuaire est la présence de grands herbiers à zostère naine (Zostera noltii) recouvrant la vase. Cette plante joue un rôle important dans l’écologie des vasières. Les schorres n’ont un développement significatif qu’au sud du littoral communal, dans le secteur de Kerbadel où ils ont beaucoup régressé du fait de l’érosion marine. En arrière des touffes de spartine maritime, qui tendent à gagner du terrain, s’étend une roselière saumâtre à Scirpus maritimus et Phragmites australis.

Les vasières offrent un grand intérêt ornithologique, qui reflète leur intense productivité biologique. Cet intérêt est maximal en hiver et lié aux conditions climatiques, les vagues de froid prolongées provoquant des afflux d’oiseaux. A titre d’exemple, le 22 janvier 1987 ont été dénombrés 2 820 canards siffleurs, 300 fuligules morillons, 250 milouins et 773 foulques, alors que durant un hiver doux les stationnements sont limités à 200-300 foulques et quelques dizaines de canards. La liste des anatidés observés est longue : colvert, sarcelle d’hiver, pilet, chipeau, milouin, morillon, harle huppé, harle bièvre, garrot à œil d’or, tadorne, bernache cravant…

Les limicoles peuvent également être abondants : bécasseau variable et grand gravelot par centaines, chevalier gambette, courlis cendré, huîtrier, tournepierre, pluvier argenté… en plus petits groupes. Héron cendré, aigrette garzette et grand cormoran sont présents toute l’année. Des rapaces rares ont été signalés : faucon pèlerin, faucon hobereau, balbuzard pêcheur… Le seul oiseau nicheur de l’estuaire est le tadorne, présent depuis les années 1980 et en pleine expansion.

Les vasières renferment de grandes quantités de bivalves et notamment de coques ; il existe également des bancs naturels d'huîtres dans l'estuaire, mais les coquillages sont impropres à la consommation. On note également l'abondance d'Hydrobia maritima, consommé par le tadorne de Belon.


Statut foncier


L’estuaire relève ici du domaine public maritime, dont la limite amont est fixée au pont du Bonhomme.

Accès


Par voies carrossables depuis Talhouët et Saint-Sterlin. Aucun sentier n’existe le long du rivage. Il est possible de circuler sur la grève caillouteuse au niveau de Saint-Sterlin, mais non le long du schorre de Kerbadel, à moins d’être muni de bottes.

Intérêt pédagogique


Observation des oiseaux en hiver. A certaines époques, comme en février 1986 ou en janvier 1987, le site peut être presque aussi intéressant que certains secteurs réputés du golfe du Morbihan, bien que l’abondance des oiseaux soit évidemment moindre. Les conditions d’observation peuvent toutefois être meilleures depuis Lanester (Le Rohu, Saint-Guénaël) en fonction de la marée ou de l’éclairement. L’intérêt géomorphologique des falaises de Saint-Sterlin, qui témoignent de l’histoire géologique récente du Pays de Lorient, mériterait d’être connu du public.

Protection-gestion


L’endigage de l’une des plus grandes vasières du Blavet à Locmiquélic (voir site n° 41), en 1977, rend particulièrement nécessaire la conservation des vastes vasières qui demeurent plus au nord et qui sont indispensables à l'écosystème de la rade de Lorient. La réalisation d’un sentier côtier en aval du pont du Bonhomme, sur la base de la servitude de passage des piétons sur le littoral, est souhaitable : les vues sur l’estuaire et la rade ne manquent pas d’intérêt. Il faudrait enfin nettoyer régulièrement la ligne de rivage, où s'entassent des emballages apportés par la marée.

03_bibliographie

2, 15, 21, 59, 61, 62, 66, 72, 82, 85, 100

 
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